Exercice budgétaire 2026 : le Ministre des Mines fixés le cap

Face aux parlementaires, le Chef de département ministériel a réitéré:

Nous sommes passés d’un pays à potentiel minier à un véritable pays producteur, avec cinq projets miniers déjà rentrés en phase d’exploitation.

Je viens d’établir un tableau. Je viens d’établir un tableau des recettes attendues pour chacun de ces projets ; il sera transmis au Ministère des Finances afin que l’Administration mette en place des mécanismes permettant aux Camerounais de bénéficier pleinement de cette mise en production déjà effective.

 

Je peux également confirmer que la situation du secteur artisanal a considérablement progressé : l’artisanat pur est désormais géré par les communes, l’artisanat semi-mécanisé est supervisé par le Ministère avec un accompagnement environnemental visant à assurer le paiement des montants destinés à la restauration des sites.

 

Ces dispositifs doivent permettre de collecter 3 millions par hectare pour chaque permis semi-mécanisé. Par exemple, pour un permis couvrant 21 hectares, cela représente 63 millions, qui ne constituent pas une recette budgétaire, mais une caution environnementale destinées à garantir la restauration des sites après exploitation.

En perspective, concernant les autres projets miniers, Nkout, Ntemn Colomine et Ngovayang, je suis convaincu que d’ici trois ans, l’ensemble des projets miniers identifiés entreront également en production.

 

Dans le secteur industriel, le Cameroun a clairement fait le choix de l’industrialisation par chaînes de valeur et avance de manière significative. Nous avons identifié quatre principales chaînes de valeur, notamment :

 

la chaîne de valeur bauxite – alumine – produits aluminium ;

 

la chaîne argile – feldspath – carreaux, avec deux grandes usines de production de carreaux à Kribi

et à Kakè, qui placent le Cameroun parmi les tous premiers producteurs en Afrique ;

 

la chaîne de valeur fer, allant de l’extraction minière à la production de billets et de produits finis en fer.

 

Avec l’ensemble de ces activités minières industrielles, je peux affirmer, en toute modestie, que l’objectif des 50 000 emplois pour les jeunes et les femmes, tel que prescrit par le Président de la République, est non seulement réalisable, mais également durable.